Catégorie : Stérilisation

Actualités sur les actions de stérilisation des chats des rues de l’association.

Mission stérilisation (vidéo)

En mars 2021, dans un petit village de Gironde, un monsieur fait appel à l’association pour attraper et stériliser une vingtaine de chats avec l’accord et le financement de la mairie. Professionnelle de l’audiovisuel, Pauline Cottaz a accompagné les bénévoles sur le lieu de capture pour filmer l’intervention. Voici le résultat quelques mois plus tard…

Message très important à connaitre. Depuis la mise en application de l’arrêté du 3 avril 2014, les communes doivent privilégier les campagnes de stérilisation et d’identification avec remise sur site, au ramassage systématique et au transport des chats vers la fourrière. Les maires doivent donc en principe justifier de leur recours à la fourrière et de leur refus à mettre en œuvre un programme de stérilisation. Ils ne sont plus en droit de refuser la main tendue des associations qui proposent des actions de terrain.

Merci à Brigitte, Coralie, Audrey, Mathilde et Pauline pour leur aide sur cette intervention et pour cette vidéo de sensibilisation. Merci au monsieur de s’occuper des chats et à la mairie de ce village d’avoir immédiatement accepté l’aide de l’association et d’avoir financé la stérilisation des chats.

Urgence stérilisation !

On le répète sans cesse : il est primordial de faire stériliser les chattes errantes dès que la décision de les nourrir est prise. En effet, une chatte qui trouve facilement à manger sera bien plus apte à se reproduire. Si on attend avant d’agir, le risque qu’elle ramène une portée de chatons au point de nourrissage dès le printemps est très élevé.

L’idéal est d’intervenir avant les premières chaleurs. Attendre que la chatte commence à grossir pour s’inquiéter et réagir n’est pas une bonne idée. À peine vous serez-vous rendu compte de son état, qu’elle vous aura ramené ses petits !

Actuellement, de nombreuses chattes sont en chaleur ou déjà gestantes. Il est donc nécessaire d’agir au plus vite pour limiter au maximum les naissances de chatons non désirés qui ne trouveront pas tous une famille d’adoption, surtout s’ils sont craintifs. Même gestante, une chatte peut être stérilisée. 

La gestation et la mise bas ne sont pas sans danger pour les minettes, quel que soit leur âge. Les plus jeunes peuvent avoir une portée dès l’âge de 6 mois, alors que leur propre développement n’est pas terminé. Pour les plus âgées, enchaîner les gestations est dangereux, d’autant qu’elles peuvent avoir des chatons jusqu’à la fin de leur vie (il n’y a pas de ménopause chez les chattes !).

N’hésitez pas à faire circuler ces informations autour de vous, si vous connaissez des personnes qui nourrissent des chats errants.

Contact : 06 82 00 91 41 ou chaterrants.edc33@gmail.com

La Ville de Pessac s’engage

La Ville de Pessac mène aux côtés de l’Ecole du Chat Libre de Bordeaux un travail d’investigation sur son territoire afin d’identifier les différents foyers de chats errants.

Grâce à ce partenariat et au soutien de la fondation 30 Millions d’amis, en 2021, une vingtaine de chats seront stérilisés et identifiés notamment sur le campus universitaire et dans la zone de Pessac-Bersol. Des bénévoles vont être formés à attraper les chats, puis l’École du Chat Libre se chargera de leur identification et de leur stérilisation.

Cette année, l’objectif est également d’identifier les autres foyers de chats errants sur la commune, afin de déterminer combien pourront être récupérés, identifiés et stérilisés en 2022. Si vous avez connaissance de foyers,  remplissez le formulaire sur le site de la ville ou n’hésitez pas à contacter la Direction de la Transition écologique et solidaire au 05 57 93 65 15 ou à accueil-transitionecologique@mairie-pessac.fr

Jamais sans ma mère !

L’École du Chat Libre de Bordeaux est sollicitée chaque année pour, entre autres, récupérer des chatons nés de chattes errantes. Quand les conditions le permettent, elle place en famille d’accueil les chatons sevrés à la condition que leur mère ait été stérilisée au préalableSans cela, celle-ci continuera à se reproduire. Les nouvelles générations de chatons qui naîtront n’auront pas forcément la même chance que leurs aînés. En outre, les gestations à répétition sont épuisantes pour ces chattes qui ont déjà des conditions de vie difficiles. Une fois stérilisées, elles auront une vie plus sereine et seront mieux acceptées par les riverains sur leur territoire.

De même, quand une chatte et ses chatons ne sont pas en danger sur leur lieu de vie, l’association préfère attendre que les chatons soient suffisamment autonomes avant de les retirer à leur mère. Ils grandissent ainsi en recevant du lait maternel et la base de l’éducation féline par leur mère, ce qui est primordial pour leur santé et leur équilibre psychique. Le moment venu, la chatte (sauvage) est capturée pour être stérilisée. Les chatons sont alors placés en famille d’accueil.

Fragiles et mignons, les chatons ont beaucoup de succès, surtout en hiver et au printemps, périodes durant lesquelles ils sont moins nombreux et la demande pour leur offrir un foyer est forte. Certes, les premiers nés de l’année seront rapidement adoptés. Par contre, les portées atteignant l’âge de 2 mois en plein été auront plus de difficultés à trouver une place en accueil dans une association mais aussi une famille adoptive. À l’automne, ils seront (déjà) considérés comme trop grands par beaucoup et les plus jeunes leur feront de l’ombre. D’où l’importance de faire stériliser leur mère au plus tôt afin d’éviter des portées supplémentaires alors qu’il y a déjà trop de naissances non désirées. Il est important de rappeler qu’il y a, dans tous les cas, beaucoup plus de chats en quête d’un foyer, que de familles pour les adopter. Il n’y a donc malheureusement pas de solutions pour tous ceux qui naissent.

En outre, porter assistance aux chats errants, c’est œuvrer pour améliorer les conditions de vie de tous. Les mères sauvages des chatons tous mignons qui font chavirer les cœurs (et les esprits) méritent tout autant qu’on se préoccupe de leur sort. Non seulement les chattes se fatiguent à enchaîner les portées, mais elles seront aussi moins à même de bien s’occuper de leurs chatons si elles sont trop malades ou affaiblies. C’est pourquoi l’association met un point d’honneur à faire stériliser les mères des chatons qu’elle récupère. Sauver une portée sans se soucier de ceux qui viendront par la suite, ce n’est en rien un moyen suffisant pour diminuer la misère des chats des rues.

Des cages-trappe pour leur bien

Quand on respecte une procédure bien intégrée par tous nos bénévoles (les nouveaux reçoivent une formation sur le terrain avant de devenir autonomes), la cage-trappe ou cage-piège est le meilleur moyen d’attraper un chat errant, craintif ou sauvageon, dans le but de le faire stériliser.

Tenter d’attraper ceux qui semblent les moins sauvages « à la main » est bien plus traumatisant pour eux qui passent leur temps à éviter le contact avec l’être humain, et bien plus dangereux pour les bénévoles. 

Au moment où la cage-trappe se referme, surpris, les chats peuvent prendre peur, mais ils se calment aussitôt qu’on recouvre la cage d’un linge. Ensuite, le transport chez le vétérinaire et la convalescence post-opératoire leur procurent bien entendu inévitablement du stress. 

Toutefois, il faut avoir à l’esprit que l’inconfort engendré par ces quelques jours de stérilisation et de soins est bien peu comparé à ce qu’ils vivent dans la rue tous les jours quand leurs hormones dictent leur conduite : bagarres, errance en quête d’accouplement, dangers de la rue…

Mais une fois leur forme retrouvée et relâchés sur leur lieu de vie, ils oublieront bien vite cette mésaventure et reprendront leur vie d’avant, en bien meilleure forme, plus sédentaires et moins bagarreurs, et nourris par des personnes bienveillantes.

La stérilisation des chattes gestantes

Depuis sa création, l’École du Chat Libre de Bordeaux a fait le choix de faire stériliser un maximum de chattes errantes avant la naissance de leurs petits. Cela implique donc parfois l’interruption de leur gestation pendant l’opération. Les places libres en famille d’accueil sont ainsi réservées aux chatons de plusieurs semaines nés dans la rue, craintifs voire malades pour la plupart, que nous prenons le temps de sociabiliser afin de leur trouver une famille définitive.

Les responsables de l’association assument pleinement ce choix : le sacrifice de chatons âgés de plusieurs semaines, voire de 2 ou 3 mois, en les laissant livrés aux dangers de la rue (le taux de mortalité parmi les chatons nés dans la rue est très élevé), est à leurs yeux bien plus choquant que l’interruption d’une gestation au moment de la stérilisation.

N’hésitez pas à diffuser nos tracts et affiches pour nous aider à faire passer le mot !

À lire aussi : De nombreux chatons en danger dans la rue

Agissons avant la naissance des chatons!

Si vous nourrissez des chats errants il devient URGENT de penser à les faire stériliser, surtout s’il s’agit de femelles : depuis janvier, elles peuvent être en chaleur !

Actuellement, nous pouvons vous aider pour la stérilisation des chats errants (département 33).
Lorsque les chatons seront nés, le problème sera beaucoup plus compliqué à régler, nous serons débordés par les demandes d’aide et hélas tous les chatons ne trouveront pas une famille et beaucoup seront voués à vivre toute leur vie comme chat errant !

Sachez qu´il existe une solution pour la capturer (même très sauvage) et la stériliser.

Pour tout renseignement ou demande :
06 82 00 91 41  ou chatserrants.edc33@gmail.com

vetre

Stérilisation : halte aux idées reçues !

Il est préférable de laisser une chatte faire une première portée avant de la faire stériliser.

FAUX ! Cette idée n’a aucun fondement scientifique, il s’agit plutôt d’une vue humanisée du chat. Une chatte n’a pas besoin d’avoir des chatons pour être équilibrée, et au contraire la faire stériliser avant ses premières chaleurs tend à réduire les risques de cancers mammaires ou d’infections de l’utérus.

Il est inutile de castrer un chat mâle.

FAUX ! Effectivement, votre chat mâle ne risque pas de ramener une portée de chatons à la maison en vous les laissant sur les bras ! Mais par contre songez qu’à chaque fugue ou escapade due à la présence de chattes en chaleur dans les environs, il risque sa vie (accident) et il devient le père d’un grand nombre de chatons qui pourraient devenir des chats des rues. Faire castrer son chat mâle permet de contribuer à diminuer le nombre de chats errants !

La castration des mâles les rend apathiques, mollassons et gros.

FAUX ! La prise de poids n’est pas une fatalité. La castration réduit grandement les risques de fugue des chats qui deviennent alors plus casaniers. Ils peuvent être plus câlins et moins agressifs, mais restent malgré tout très joueurs et actifs pour peu qu’on les y incite. L’incitation au jeu permet donc de forcer les chats à bouger et dépenser de l’énergie ce qui contribue à éviter la prise de poids. Enfin, une nourriture adaptée permet de lui fournir exactement ses besoins nutritionnels.

Je donne la pilule à ma chatte, il n’y a donc pas de risque.

FAUX ! La pilule ne représente pas une bonne méthode de contraception si la chatte n’est pas destinée à avoir des petits. Les chattes sous pilule, même quelques mois, sont sujettes fréquemment à des métrites (infection de l’utérus), des tumeurs et kystes ovariens ainsi que des tumeurs mammaires, tumeurs très souvent cancéreuses. 

Une situation préoccupante

La majorité des chattes errantes ont déjà eu une à deux portées de chatons cette année. Avec le réchauffement climatique, la pause hivernale dans le cycle de reproduction des chats des rues est de moins en moins marquée. Même les chattes allaitant leurs petits peuvent retomber en chaleur. 

De nombreuses chattes des rues étaient encore gestantes au mois de novembre. Il faut poursuivre les campagnes de stérilisation pour ne pas assister à une nouvelle vague de naissances : de nombreux jeunes chatons ne survivraient pas à l’hiver ! 

Nous pouvons vous aider.

Une intervention d’envergure

L’association a été sollicitée pour intervenir chez une personne afin de faire stériliser un groupe assez conséquent de chats errants qu’elle nourrit. La capture a démarré début octobre. Trois bénévoles se sont rendues sur place et en une semaine, elles sont parvenues à attraper plus de 40 chats (dont certains avaient déjà été stérilisés).

Sans leurs qualités d’organisation en amont de cette campagne pour préparer le matériel, le transport, les rendez-vous chez les vétérinaires, la convalescence post-opératoire, sans leur persistance (et de nombreux allers-retours) et sans l’entière coopération de la personne qui s’occupe des chats, cette intervention n’aurait jamais pu être menée aussi efficacement. Nos bénévoles mettent un point d’honneur à prendre le temps de capturer TOUS les individus d’un groupe. Sinon, les chats non opérés continuent à se reproduire et à terme sur un territoire donné, la stérilisation de quelques-uns seulement ne sert strictement à rien !

Au total, 32 chats adultes dont 17 femelles, mais aussi 8 chatonnes ont été capturés en 5 jours d’intervention (sans compter ceux déjà stérilisés qui entraient également dans les cages). Les adultes ont tous été stérilisés, puis relâchés sur leur lieu de vie à l’issue de leur convalescence. Les 8 petites femelles ont été placées dans des familles d’accueil. Elles reçoivent actuellement des soins et seront proposées à l’adoption une fois requinquées.

Il faut savoir qu’une grande majorité des chats de ce site sont atteints de coryza chronique et fortement parasités (puces, tiques et vers intestinaux). La présence d’aussi peu de chatons malgré les 17 femelles en âge de se reproduire dénote d’une grande misère et d’un taux de mortalité élevé parmi les plus jeunes. Il est fort probable que des naissances ont bel et bien eu lieu à partir du printemps mais que la plupart des chatons n’ont pas survécu. Une sorte de sélection naturelle s’est installée au sein du groupe, de ce fait seuls les plus forts atteignent l’âge adulte. La stérilisation de tous les chats met un terme à cette situation affligeante. Dans ce cas comme dans d’autres, l’inaction de la municipalité est regrettable. Elle contribue en effet par sa passivité à laisser dégénérer une situation pourtant bien plus simple à solutionner lorsqu’elle est prise en charge rapidement. Or, les textes de loi sont clairs : il appartient aux mairies de gérer les populations de chats errants sur leur territoire. (consulter notre page « Ce que dit la loi« )

Même s’il a de la nourriture à volonté, un groupe de chats errants ne peut pas s’étendre à l’infini. Leur nombre finira par stagner car seuls les plus résistants survivront. Toutefois pour les autres, c’est une courte vie misérable qui les attend. D’où l’importance de tous les stériliser pour augmenter leur qualité et espérance de vie, mais aussi pour éviter la naissance de chatons malades et dénutris comme ceux que nous avons récupérés.