Catégorie : Sauvetages

SOS Maltraitance Animale

Aujourd’hui marque le lancement du 3677, le numéro national de signalement de maltraitance animale.

Plus d’infos : https://www.cnpa-asso.fr/sos-maltraitance-animale/

C’EST QUOI LE 3677 ?

  • Un numéro court à 4 chiffres, facile à retenir, pour signaler sans perdre de temps une maltraitance faite à un animal.
  • Un numéro d’écoute, de régulation et d’orientation.
  • Un numéro qui va éviter les pertes de signalement des témoins ne trouvant pas l’interlocuteur adéquat, en limitant l’envoi du même signalement simultanément à plusieurs interlocuteurs, ce qui complique la prise en charge.
  • Un numéro qui va faire gagner du temps aux organisations compétentes (policiers et gendarmes, DDPP, pompiers, mairies, associations, etc.) qui auront ainsi moins de signalements abusifs à traiter : la ligne allège et simplifie le travail des services de l’État et des associations.

Remarque : Ce numéro n’empêche en rien celles et ceux qui sont familiers des signalements de maltraitance et des procédures, de contacter directement les associations, les DDPP ou les forces de l’ordre.

COMMENT ?

  • SOS maltraitance animale est ouvert 7 jours sur 7, 365 jours par an.
  • Chaque motif de signalement possible a donné lieu à une fiche de procédure de réponse, validée par des professionnels des forces de l’ordre, des APA partenaires et un avocat spécialisé.
  • Les répondants interrogent les signalants selon la procédure définie puis orientent les signalants vers le bon interlocuteur (police, gendarmerie, DDPP, APA, pompiers, mairies, vétérinaires,…)

LE 3677 C’EST :

Venir en aide aux personnes souhaitant signaler un cas de maltraitance animale mais ne sachant pas comment s’y prendre, en les orientant rapidement vers le bon interlocuteur.

LE 3677 CE N’EST PAS :

  • Une solution magique qui va régler tous les problèmes de maltraitance animale en France et sauver tous les animaux malheureux. Si un tel dispositif existait, il serait déjà en fonction.
  • Une association de terrain qui se déplace pour enquêter, soustraire un animal ou le placer en refuge ou famille d’accueil. Les associations de protection animale de terrain font ce travail remarquablement. Sans elles, le 3677 n’existerait pas ou n’aurait pas d’utilité.

Les conséquences des vacances

Cet été, beaucoup de familles d’accueil se sont absentées. Malheureusement, c’est aussi à cette période que nous recevons le plus d’appels pour recueillir des chats et des chatons errants (en raison de la période de naissance des chatons), alors que nous sommes au complet et que les adoptions sont moins nombreuses.  😿

En septembre, les demandes continuent à affluer et le retour des familles d’accueil va nous permettre de sortir davantage de chats de la rue. Nous espérons qu’elles auront rechargé leurs batteries pendant l’été, car des petits (et grands) minous de la rue ont besoin d’elles ! Merci à elles et à l’ensemble des bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide à ces laissés pour compte ! 💪

Une multitude de chatons dans la rue

Si au printemps les appels pour faire stériliser des chattes étaient peu nombreux, depuis début juin les signalements de chattes avec leurs chatons affluent de toutes parts (site internet, réseaux sociaux, standard téléphonique…). Plusieurs portées de chatons ont donc été recueillies ces dernières semaines. Mais avec le début des vacances, le nombre de familles d’accueil disponibles a chuté et les adoptants se font plus rares. 

Chaque jour, nous recevons de nouvelles demandes mais faute de place, l’association ne peut plus récupérer de nouveaux chats actuellement. L’été est la pire période de l’année pour les bénévoles : beaucoup d’appels à l’aide pour peu de places en famille d’accueil.

Début juillet, 8 chatons nés sur le site d’une société à Pessac ont été récupérés et 3 femelles sauvages ont été stérilisées avant leur remise sur site. Parmi ces 8 chatons, une petite miraculée, Twinie, a été sauvée. Elle faisait à peine 300 g avec la peau sur les os et atteinte de coryza, lorsqu’elle a été attrapée. Sa mère ne devait plus avoir de lait, elle était donc vouée à mourir de faim dans les jours qui suivaient. Après 20 jours de soins et d’une alimentation adaptée à son âge, c’est devenu une petite chatonne malicieuse et pleine de vie qui pourra bientôt être proposée à l’adoption. Les 7 autres chatons âgés d’environ 3 mois sont en phase de socialisation en famille d’accueil car ils sont très craintifs. 

Chaque année, le constat est le même : tant que les chatons ne sont pas nés, les gens se soucient peu du sort des chats errants qui rôdent autour de chez eux. Puis, c’est la course pour trouver des solutions lorsqu’ils se retrouvent face à une portée de chatons dans leur jardin.

Pour éviter tout cela, une seule solution : LA STERILISATION des adultes dès qu’on commence à leur donner à manger, pour éviter la naissance de nouveaux malheureux.

Jamais sans ma mère !

L’École du Chat Libre de Bordeaux est sollicitée chaque année pour, entre autres, récupérer des chatons nés de chattes errantes. Quand les conditions le permettent, elle place en famille d’accueil les chatons sevrés à la condition que leur mère ait été stérilisée au préalableSans cela, celle-ci continuera à se reproduire. Les nouvelles générations de chatons qui naîtront n’auront pas forcément la même chance que leurs aînés. En outre, les gestations à répétition sont épuisantes pour ces chattes qui ont déjà des conditions de vie difficiles. Une fois stérilisées, elles auront une vie plus sereine et seront mieux acceptées par les riverains sur leur territoire.

De même, quand une chatte et ses chatons ne sont pas en danger sur leur lieu de vie, l’association préfère attendre que les chatons soient suffisamment autonomes avant de les retirer à leur mère. Ils grandissent ainsi en recevant du lait maternel et la base de l’éducation féline par leur mère, ce qui est primordial pour leur santé et leur équilibre psychique. Le moment venu, la chatte (sauvage) est capturée pour être stérilisée. Les chatons sont alors placés en famille d’accueil.

Fragiles et mignons, les chatons ont beaucoup de succès, surtout en hiver et au printemps, périodes durant lesquelles ils sont moins nombreux et la demande pour leur offrir un foyer est forte. Certes, les premiers nés de l’année seront rapidement adoptés. Par contre, les portées atteignant l’âge de 2 mois en plein été auront plus de difficultés à trouver une place en accueil dans une association mais aussi une famille adoptive. À l’automne, ils seront (déjà) considérés comme trop grands par beaucoup et les plus jeunes leur feront de l’ombre. D’où l’importance de faire stériliser leur mère au plus tôt afin d’éviter des portées supplémentaires alors qu’il y a déjà trop de naissances non désirées. Il est important de rappeler qu’il y a, dans tous les cas, beaucoup plus de chats en quête d’un foyer, que de familles pour les adopter. Il n’y a donc malheureusement pas de solutions pour tous ceux qui naissent.

En outre, porter assistance aux chats errants, c’est œuvrer pour améliorer les conditions de vie de tous. Les mères sauvages des chatons tous mignons qui font chavirer les cœurs (et les esprits) méritent tout autant qu’on se préoccupe de leur sort. Non seulement les chattes se fatiguent à enchaîner les portées, mais elles seront aussi moins à même de bien s’occuper de leurs chatons si elles sont trop malades ou affaiblies. C’est pourquoi l’association met un point d’honneur à faire stériliser les mères des chatons qu’elle récupère. Sauver une portée sans se soucier de ceux qui viendront par la suite, ce n’est en rien un moyen suffisant pour diminuer la misère des chats des rues.

Des nouvelles de Rikiki

Pris en charge avec ses frères et sœurs par l’association vers la mi-juillet, Rikiki a sombré dans un état de santé préoccupant pendant près de 2 semaines. Au plus mal pendant de longues journées, il restait prostré et extrêmement maigre contrairement à ses frères qui grossissaient chaque jour un peu davantage. Malgré les bons soins de sa famille d’accueil transformée en infirmière pour l’occasion et un suivi vétérinaire étroit, nous pensions chaque jour qu’il ne survivrait pas jusqu’au lendemain. C’était sans compter sa bonne étoile ni son envie de vivre ! Il semblerait que Rikiki ait passé un cap et soit enfin sorti d’affaire ! 

Son histoire et celle de ses compagnons d’infortune ont inspiré un article récent sur le danger de la rue pour les milliers de chatons y naissant chaque année et sur la manière d’éviter la mort cruelle de tant d’entre eux par la stérilisation préventive des adultes errants.
À lire : De nombreux chatons en danger dans la rue

Nous espérons que la rémission de Rikiki sera définitive et qu’il vivra une longue et belle vie au sein d’une famille adoptive aimante. 

Hommage à Roulis

Roulis, chaton de 2 mois et demi, n’a pas eu la chance de pouvoir grandir ni d’avoir une belle et heureuse vie. Aussitôt né et presque aussitôt décédé !

Son combat contre la maladie

Roulis est apparu du jour au lendemain sur un vaste site sur lequel nos bénévoles intervenaient pour capturer les chats en vue de leur stérilisation. Il était seul et affamé, devant braver le temps changeant et peu clément du mois de mai.

La semaine qui a suivi, Roulis a fait l’objet d’une surveillance quotidienne afin de lui assurer le gîte (cabane) et le couvert mais aussi pour tenter d’identifier sa mère. Malheureusement, celle-ci n’est jamais revenue le voir et Roulis, alors âgé de seulement 1 mois et demi, a donc été pris en charge par l’association.

À son arrivée, il ne pesait que 467 grammes et avait de la diarrhée causée par des parasites intestinaux. Soigné et nourri, Roulis a pris du poids petit à petit et paraissait au premier abord être un chaton comme les autres. Ce n’était malheureusement pas le cas : Roulis avait un problème neurologique et une grosseur sur la lèvre supérieure inopérable au vu de son jeune âge et de sa corpulence.

Malgré tous les soins, l’attention, l’amour qui lui ont été donnés, son combat contre la mort a échoué et il n’a pas survécu. L’abandon de Roulis par sa mère a alors pris tout son sens : le sachant condamné, elle a dû s’en séparer pour pouvoir assurer sa propre survie. En effet, la vie est rude et sans pitié dans la rue, et c’est la loi du plus fort qui s’applique.

Un laissé-pour-compte parmi tant d'autres

Dans son malheur, Roulis a eu la chance d’être trouvé et pris en charge. Il a pu bénéficier de soins, de la chaleur d’un foyer où il n’a manqué de rien. Il est mort entouré et sans souffrance, ce qui n’est tristement pas le cas de beaucoup d’autres chatons nés dans la rue qui, eux, meurent seuls, tapis, effrayés et pour la plupart dans une longue agonie s’ils sont malades. Ce sont des victimes collatérales de naissances non contrôlées et anarchiques par des chattes non stérilisées qui peinent déjà à survivre elles-mêmes.

Comme il n’y a pas suffisamment de familles pouvant accueillir tous les chatons naissant chaque année dans la rue, la stérilisation des adultes avant qu’ils ne se reproduisent est le seul moyen efficace d’éviter de telles situations de souffrance. C’est pourquoi l’École du Chat Libre de Bordeaux martèle ce message fondamental à longueur d’année : il ne faut pas attendre que les femelles errantes ramènent leurs chatons au point de nourrissage pour se préoccuper de les faire stériliser ! Il faut à tout prix agir en amont afin d’éviter des naissances supplémentaires et réduire ainsi la misère féline !

Roulis n’est malheureusement pas le seul chaton dont nous avons pris soin, que nous avons choyé, aimé et dont nous avons dû assister impuissants à la mort. C’est à chaque fois un crève-cœur ! N’oublions pas que les animaux sont reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité, ce qui veut dire qu’eux aussi ont peur, faim, froid, et mal. Tout être vivant devrait avoir droit à une vie digne et ne pas être ignoré !

Roulis était un petit chat plein de tendresse et d’affection, appréciant les câlins, démontrant un besoin de contact manifeste. Malgré son passage éclair sur Terre, il laissera une trace indélébile et son souvenir restera à jamais dans nos mémoires.

Ninou

Ce soir une autre étoile brillera dans le ciel  Ninou 
malgré tous les soins qu’on lui a apporté avec ses vétos, malgré plusieurs traitements, son état ne cessait de se dégrader et il a fallu prendre la décision d’abréger ses souffrances 
merci à Mathilde qui l’a accompagné aujourd’hui, merci à Myriam et sa famille (la famille d’accueil) qui s’en sont très bien occupé et l’ont chouchouté depuis plusieurs mois

Le combat de Ninou

Dans une asso tout n’est pas positif malheureusement, beaucoup de choses se passent en coulisses …
Ninou, jeune chat positif FIV, n’est hélas pas au top de sa forme depuis plusieurs semaines, nous l’avons donc pour l’instant retiré de l’adoption (ainsi que son copain Pitou car nous pensons qu’il est important pour Ninou d’avoir son copain à ses côtés dans cette période difficile).
Sa famille d’accueil est aux petits soins pour lui, en collaboration étroite avec la vétérinaire et bien sûr avec les responsables de l’asso. 
Nous espérons qu’il va réussir à remonter la pente  en tout cas nous faisons tout pour l’aider