Étiquette : Stérilisation

Journée internationale du chat

Le 8 août est la journée internationale du chat.

Une bonne occasion de rappeler que stérilisation, identification et vaccination constituent les meilleurs moyens de protéger vos compagnons félins, en complément des soins courants (alimentation, déparasitage…).

Chaque année, il naît davantage de chatons qu’il n’y a de familles pour les adopter. Ne contribuez pas à la misère féline : faites stériliser les chats errants que vous nourrissez ! Réduisons les naissances afin de donner une chance aux chatons déjà nés de trouver une famille !

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De nombreux chatons en danger dans la rue

En juillet, une bénévole s’est rendue chez une personne âgée dépassée par la vitesse de reproduction des chats errants qu’elle nourrit par pitié ; 12 adultes (dont 7 femelles !) ont été stérilisés. Sur les 14 chatons nés cette année, 9 ont été recueillis par l’association, alors que le nombre de places en accueil était déjà très réduit ; 5 autres ont été adoptés par des personnes du voisinage.

Les chatons : premières victimes de la misère féline

Sans l’intervention de cette bénévole, l’avenir de ces chatons de 2 mois aurait été très incertain. Ils étaient en effet tous très maigres, d’un poids moyen de 500 g alors qu’ils auraient dû peser le double à cet âge. 

L’un des chatons, que nous avons baptisé Rikiki, nécessite des soins et un suivi important au jour le jour. Il s’alimente peu, est donc très affaibli et reste prostré la plupart du temps, malgré les sollicitations incessantes de sa famille d’accueil pour le nourrir et l’hydrater. Nous ne sommes pas certains de réussir à le sauver en dépit d’un suivi vétérinaire. Livré à lui-même dans la nature, il n’aurait pas survécu très longtemps avec l’apparition des fortes chaleurs.

Un autre chaton surnommé Rififi se révèle être très sauvage. Nous allons essayer au maximum de le socialiser. Sinon, nous lui chercherons une famille qui le gardera dedans le temps qu’il grandisse et le laissera ensuite libre d’aller dans le jardin, à sa guise.

Rikiki
Jardin daccueil

Stérilisation et réduction du nombre de naissances

Toute cette misère aurait pu être évitée si ces chats avaient été stérilisés avant les chaleurs des femelles au printemps. Heureusement, d’autres petits malheureux ne naîtront plus dans ce groupe de chats. Et ce, grâce à la ténacité de la bénévole qui a attrapé toutes les femelles du groupe, mais aussi les mâles, pour les faire stériliser.

Les places en famille d’accueil étant très limitées, l’association ne peut pas répondre favorablement à toutes les demandes de prises en charge de chatons qu’elle reçoit. Par conséquent, nombreux sont ceux qui restent dans la rue et n’y survivent pas, comme en témoigne l’histoire du petit Roulis. Toute la motivation et l’énergie des bénévoles de l’École du Chat servent un seul but : intervenir au plus tôt. Il faut stériliser un maximum de chats errants avant les naissances de chatons, afin de limiter autant que possible le nombre de ces petits malheureux squelettiques et malades qui connaissent le pire avant même de commencer à vivre.

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Selon les statistiques, seul un chaton sur douze trouvera un foyer. Nés chez des particuliers ou bien dans la rue, les chatons se comptent effectivement par milliers chaque année, en Gironde. Ceux qui ne trouveront pas de famille sont voués à une vie misérable. Abandonnés au moment des vacances ou livrés à eux-mêmes après le sevrage de la mère quand ils naissent dans la rue, ils survivent comme ils peuvent, quand ils ne sont pas ramassés par la fourrière et euthanasiés faute de place pour les recueillir (comme en témoigne l’histoire du petit Roulis). Chassés, malnutris, malades, poussés par leurs hormones à se reproduire à un rythme effréné (2 à 3 portées par chatte du printemps à l’automne), tel est le devenir des chats des rues causé par leur surpopulation.

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Deux solutions pour tenter d’enrayer le problème

La première consiste à recueillir un maximum de chats et de chatons pour les soigner et les faire adopter. Ceci permet d’en sauver quelques dizaines (voire centaines au mieux) par an et par association. Toutefois, cette solution ne suffit pas à limiter la croissance des populations de chats errants qui se chiffre en milliers (voire dizaines de milliers) par an.

La deuxième solution est celle que l’École du Chat Libre de Bordeaux applique depuis sa création en 1999 : nous avons choisi de prendre le problème à la base et de faire stériliser les chats des rues de manière systématique et en grand nombre. Cela ne nous empêche pas d’accueillir en parallèle des chats et des chatons en vue de leur adoption (400 par an en moyenne).

Aujourd’hui, la deuxième solution est communément reconnue comme la plus efficace, mais encore trop peu d’associations ont les moyens de l’appliquer à grande échelle. L’arrêté du 3 avril 2014 précise que les communes doivent gérer les populations de chats errants sur leur territoire, en privilégiant des campagnes de stérilisation puis de remise en liberté. Pourtant, la mise en application de la loi tarde encore dans la plupart des municipalités.

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Stérilisation et réduction du nombre de naissances

Dans le but de sauver un maximum de chatons nés dans la rue en leur trouvant une famille, il faut absolument réduire le nombre de naissances en amont. En effet, nous avons un nombre de places limité par le nombre de familles souhaitant adopter. Chaque été, l’association doit ainsi malheureusement refuser de prendre en charge des dizaines de chatons.

L’École du Chat Libre de Bordeaux a choisi de faire stériliser un maximum de chattes errantes. Cela implique donc parfois l’interruption de leur gestation pendant l’opération. Les places libres en famille d’accueil sont réservées aux chatons de plusieurs semaines, craintifs pour la plupart, car n’ayant pas été habitués à la présence proche et bienveillante de l’Homme, que nous prenons le temps de sociabiliser afin de leur trouver une famille. Les responsables de l’association assument pleinement ce choix : le sacrifice de chatons âgés de plusieurs semaines, voire de 2 ou 3 mois, est à leurs yeux bien plus choquant que l’interruption d’une gestation au moment de la stérilisation.

L’École du Chat Libre de Bordeaux fait adopter plus de 250 chatons par an, chatons sauvageons qu’elle enlève de la rue afin de leur procurer une meilleure vie. Elle fait stériliser une centaine de chattes gestantes par an (sur un total de plus d’un millier de chats errants), ce qui équivaut à éviter la naissance d’au minimum 350 chatons. Si on laissait naître ces 350 chatons au chaud en famille d’accueil, qui s’occuperait des 250 chatons plus grands et craintifs que l’association prend normalement en charge chaque année ? Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et constituent notre unique motivation.

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Agissons avant la naissance des chatons!

Si vous nourrissez des chats errants il devient URGENT de penser à les faire stériliser, surtout s’il s’agit de femelles : depuis janvier, elles peuvent être en chaleur !

Actuellement, nous pouvons vous aider pour la stérilisation des chats errants (département 33).
Lorsque les chatons seront nés, le problème sera beaucoup plus compliqué à régler, nous serons débordés par les demandes d’aide et hélas tous les chatons ne trouveront pas une famille et beaucoup seront voués à vivre toute leur vie comme chat errant !

Sachez qu´il existe une solution pour la capturer (même très sauvage) et la stériliser.

Pour tout renseignement ou demande :
06 82 00 91 41  ou chatserrants.edc33@gmail.com

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Stérilisation : halte aux idées reçues !

Il est préférable de laisser une chatte faire une première portée avant de la faire stériliser.

FAUX ! Cette idée n’a aucun fondement scientifique, il s’agit plutôt d’une vue humanisée du chat. Une chatte n’a pas besoin d’avoir des chatons pour être équilibrée, et au contraire la faire stériliser avant ses premières chaleurs tend à réduire les risques de cancers mammaires ou d’infections de l’utérus.

Il est inutile de castrer un chat mâle.

FAUX ! Effectivement, votre chat mâle ne risque pas de ramener une portée de chatons à la maison en vous les laissant sur les bras ! Mais par contre songez qu’à chaque fugue ou escapade due à la présence de chattes en chaleur dans les environs, il risque sa vie (accident) et il devient le père d’un grand nombre de chatons qui pourraient devenir des chats des rues. Faire castrer son chat mâle permet de contribuer à diminuer le nombre de chats errants !

La castration des mâles les rend apathiques, mollassons et gros.

FAUX ! La prise de poids n’est pas une fatalité. La castration réduit grandement les risques de fugue des chats qui deviennent alors plus casaniers. Ils peuvent être plus câlins et moins agressifs, mais restent malgré tout très joueurs et actifs pour peu qu’on les y incite. L’incitation au jeu permet donc de forcer les chats à bouger et dépenser de l’énergie ce qui contribue à éviter la prise de poids. Enfin, une nourriture adaptée permet de lui fournir exactement ses besoins nutritionnels.

Je donne la pilule à ma chatte, il n’y a donc pas de risque.

FAUX ! La pilule ne représente pas une bonne méthode de contraception si la chatte n’est pas destinée à avoir des petits. Les chattes sous pilule, même quelques mois, sont sujettes fréquemment à des métrites (infection de l’utérus), des tumeurs et kystes ovariens ainsi que des tumeurs mammaires, tumeurs très souvent cancéreuses. 

Stérilisation des chats : un acte responsable

La stérilisation des chats est un enjeu de protection animale majeur. Elle permet de limiter la prolifération des chats mais améliore aussi leur bien-être.

Beaucoup imaginent que le chat est un animal autonome et peut très bien se débrouiller seul dehors. Pourtant, livrés à eux-mêmes, les chats des rues connaissent bien souvent une vie de misère. Leur espérance de vie est réduite (5 ans en moyenne contre 15 à 20 ans pour un chat ayant un foyer). Ils sont victimes de maladies, accidents, faim, empoisonnement et malveillances, risque d’euthanasies en fourrière…

Mais au-delà d’un enjeu de reproduction évident, la stérilisation a de nombreux bénéfices directs et indirects pour l’animal et son environnement :
Éviter les portées non désirées (et donc les abandons)
Supprimer les comportements sexuels indésirables (nuisances sonores et olfactives)
Limiter la divagation et ses conséquences (bagarres, accidents, maladies transmissibles)
Protéger la santé de l’animal (maladies)
Maîtriser la prolifération des animaux

Si vous nourrissez un(e) chat(te) errant(e), même très sauvage, n’hésitez pas à nous contacter : nous pourrons vous conseiller et vous aider à le/la faire stériliser.

 

Sallebœuf, commune engagée en faveur de la stérilisation

Aujourd’hui, c’est la ville de Salleboeuf, que l’association souhaite mettre à l’honneur.

Située dans l’Entre-deux-Mers, et comptant environ 2400 habitants, cette commune a sollicité l’association en 2014, pour faire face à un problème de chats errants sur son territoire.
Après une rencontre avec Mme Faber, adjointe au développement durable, qui a permis de présenter le fonctionnement et les actions de l’Ecole du Chat, une convention a alors été mise en place début 2015, afin de privilégier la stérilisation des chats errants, et leur remise sur site, au lieu de leur transport à la fourrière.

Ce partenariat et la relation de confiance qui s’est créée ont permis à ce jour, de procéder à la stérilisation de 24 chats errants, qui ont retrouvé leur lieu de vie d’origine, avec l’accord des riverains, et à la prise en charge de 18 chats ou chatons, qui ont quant à eux trouvé une famille d’adoption.

Merci à la municipalité pour son engagement en faveur d’une gestion éthique des chats de la rue, et à son soutien à l’association, par la publication régulière d’articles de sensibilisation dans son magazine municipal ou son site internet, mais aussi en proposant que la mairie soit un point relais pour la collecte de dons (matériel de soins, jouets, nourriture, …) au profit de l’association !

Grézillac : campagne de stérilisation

Si vous habitez Grézillac en Gironde (ou connaissez des gens qui y habitent) et que vous nourrissez des chats errants, la mairie peut vous aider à les faire stériliser :

« Avec la Fondation 30 Millions d’Amis, la mairie s’engage à nouveau pour la stérilisation des chats errants sur le territoire.
Cette campagne se terminera le 31 mars 2020.

Contactez la mairie pour plus de renseignements. »

Mission stérilisation à Bègles

La ville de Bègles mise depuis des années sur une gestion éthique de la population de chats errants. Résultat : des interventions sporadiques, pas de gros groupes à la croissance incontrôlée.

Il y a deux semaines, une campagne de capture-stérilisation-remise en liberté de 9 chats très sauvages a eu lieu. Ils ont bien fait tourner notre bénévole en bourrique à sautiller autour des cages comme de petits lapins ! Mais après plusieurs soirées sur le terrain, elle les a finalement tous attrapés. Ils ont été relâchés la semaine suivante sauf un mâle roux.

Ce mâle roux avait une blessure à la patte quand il a été stérilisé. Malgré 2 injections d’antibiotique, aucune amélioration. L’un des doigts de sa patte arrière a dû être amputé car il était cassé et commençait à se nécroser. L’intervention des bénévoles a eu lieu au bon moment, sinon il serait sûrement mort d’une infection généralisée. En attendant sa remise en liberté, il a eu droit à 10 jours de convalescence supplémentaire.

Important groupe de chats : une intervention exceptionnelle !

Une commune du Fronsadais a signé une convention avec la Fondation 30 Millions d’Amis pour financer la stérilisation d’un groupe d’une vingtaine de chats sur son territoire. L’École du Chat s’est vue confier la capture et le transport des chats chez des vétérinaires.

Fin juillet, 2 bénévoles se sont rendues sur place afin d’évaluer la situation et expliquer la marche à suivre aux nourrisseurs en vue de la capture dont la date était déjà fixée en accord avec la mairie. Une semaine plus tard, l’opération était lancée.

Le jour J, les chats étaient au rendez-vous et attendaient impatiemment leur repas. A peine les cages étaient installées que plusieurs chats tournaient déjà autour. Il n’aura fallu que quelques minutes pour attraper les premiers. Tout au long de la soirée, nos bénévoles n’auront eu que peu de répit : surveiller les cages, les réarmer et transférer les chats attrapés dans d’autres cages. Après 4 heures sur place, 22 adultes et 6 chatons étaient attrapés ! mais il en restait encore… Le lendemain matin, une bénévole a repris la route afin d’attraper les derniers chats. Après plusieurs heures de patience, ce sont 6 adultes de plus qui ont été pris ! Et selon les nourrisseurs, il s’agissait bien des derniers.

Tous les chats adultes ont été conduits chez des vétérinaires partenaires de l’association afin d’y être stérilisés et identifiés ce qui leur donne le statut de « chats libres ». Les chatons ont été pris en charge par l’association et placés en famille d’accueil pour être socialisés en vue d’une adoption.

Au total, ce sont donc 28 chats adultes qui ont été stérilisés : 20 femelles et 8 mâles! Imaginez la catastrophe si tous ces chats avaient continué à se reproduire encore plusieurs années…

Grâce à la volonté de cette commune et à son partenariat avec 30 Millions d’Amis, avec l’appui de nos bénévoles et nos vétérinaires partenaires, beaucoup de naissances auront ainsi été évitées. Ce groupe de chats libres vivra désormais plus pacifiquement et cessera enfin de se développer. 
Un exemple à suivre !