Catégorie : Santé, Bien-être

Les vacances avec son chat

Les vacances d’été sont arrivées, et les départs se succèdent tout au long de la saison estivale. Si certains préfèrent laisser leur chat à domicile sous la surveillance d’un voisin, ou de le mettre en garde chez un professionnel ou un proche, d’autres choisissent de l’emmener avec eux.

Pour une absence de courte durée (moins d’une semaine), il est préférable de laisser votre chat chez vous, si une personne peut passer 1 ou 2 fois pour s’assurer que tout se passe bien. Cela causera bien moins de stress à votre animal qui restera sur son territoire.

Si vous choisissez d’amener votre chat avec vous, il y a quelques points importants à prendre en compte. Apportez avec vous toutes ses affaires (litière, panier, gamelles), il retrouvera ainsi un peu de son chez lui, sur son lieu de villégiature.

Laissez le chat dans sa caisse de transport pendant le trajet car cela peut représenter un danger s’il se promène dans l’habitacle, notamment en surprenant ou en gênant le conducteur, ou encore si les vitres sont baissées. Il ne faut pas faire sortir le chat de sa caisse de transport lors des pauses en route (ni même avec un harnais). De nombreux chats s’échappent ainsi sur les aires d’autoroute, effrayés par le bruit. Si vous devez nettoyer sa caisse de transport ou si le trajet est long, fermez toutes les portières et vitres avant d’ouvrir sa caisse de transport.

Une fois arrivés, mettez le chat avec ses affaires dans une pièce fermée. Ainsi, il pourra prendre ses marques tranquillement pendant que vous vous approprierez le reste de la maison, sans avoir à vous soucier du risque qu’il puisse s’échapper.

Même si votre chat est un grand vadrouilleur et qu’il a l’habitude de se balader, lorsqu’il va se retrouver sur un territoire inconnu, il aura besoin d’un temps d’adaptation. Il doit d’abord s’acclimater à l’intérieur du logement avant d’aller explorer les extérieurs. Dans l’idéal, il est conseillé de ne pas faire sortir le chat durant votre séjour, mais si celui-ci ne supporte pas de rester enfermé, il faut y aller progressivement et le surveiller lors de ses premières sorties.

Votre chat doit aussi être identifié, et vos coordonnées tenues à jour dans le fichier I-Cad. Ainsi, si par malheur il se perd, on pourra vous contacter s’il est retrouvé et conduit en fourrière ou chez un vétérinaire. Sans cela, vos chances de le retrouver seront bien moindres.

Avec ou sans chat, passez un bel été !

La toxoplasmose

La toxoplasmose est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmise par les animaux, causée par un parasite : le Toxoplasma gondii. C’est un parasite intracellulaire qui a besoin de plusieurs hôtes pour se développer. Le chat est son hôte définitif, et d’autres animaux, dont l’homme, servent d’hôtes intermédiaires.

Le chat se contamine en mangeant une proie infectée (souris, oiseaux…), puis le parasite se développe dans ses intestins. Le chat va s’immuniser en une quinzaine de jours, mais entre-temps il va libérer des oocystes (=œufs) dans ses selles. Ce sont ces oocystes qui vont contaminer d’autres animaux ou l’homme s’ils sont ingérés. Ces matières fécales déposées dans la terre peuvent souiller les plantes ou légumes qui y sont cultivés, et ainsi contaminer les animaux ou personne qui les mangeront.

La contamination des personnes peut se faire au contact d’un chat infecté lors du nettoyage de sa litière, ou en mangeant des légumes souillés mal lavés ou de la viande contaminée mal cuite. Sachant que le chat peut ingérer le parasite uniquement en mangeant des proies infectées, un chat d’appartement ne chassant pas a peu de chances de contracter la toxoplasmose. Pour les chats ayant accès à l’extérieur, une fois immunisé, il ne représente plus aucun risque pour son entourage. Le chat n’est donc contagieux qu’au cours d’une courte période durant sa vie.

Cette maladie passe le plus souvent inaperçue chez les personnes infectées, qui vont s’immuniser sans aucun symptôme, mais elle peut avoir de graves conséquences chez les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes contractant la maladie durant leur grossesse. La maladie n’est pas dangereuse pour la femme enceinte mais le parasite peut causer de graves malformations chez le fœtus.

Pour les femmes non immunisées contre la toxoplasmose désirant avoir un enfant, inutile de se séparer de son chat durant la grossesse. Par précaution, il vaut mieux que le nettoyage de la litière soit fait avec des gants, ou qu’une autre personne se charge de cet entretien. Il est par ailleurs conseillé de se laver les mains après les séances de câlins. Il y a davantage de risques de contracter la toxoplasmose par l’alimentation (viande et légumes) que par la cohabitation avec un chat.

Chats et déménagement

Lors d’un déménagement, il y a plusieurs points importants à ne pas négliger pour que tout se passe au mieux avec vos poilus.

Tout d’abord, si votre chat a normalement accès à l’extérieur, ne le laissez pas sortir le jour J et enfermez-le dans une pièce avec toutes ses affaires. S’il part en balade ce jour-là, il est possible qu’avec toute l’agitation du déménagement et le va-et-vient de nombreuses personnes, il prenne peur et ne rentre pas comme à son habitude.

Une fois arrivés dans la nouvelle maison, choisissez une pièce qui sera réservée au chat pour les premiers jours. Puis laissez-le visiter et s’approprier la maison au minimum 15 jours avant de le laisser sortir dans le jardin sous surveillance (la période est à rallonger en fonction du caractère craintif ou non de votre chat). Pour les premières sorties en solitaire, donnez-lui accès à l’extérieur avant les repas : il commencera par de courtes balades et la faim l’incitera à revenir plus facilement. Au contraire, s’il a le ventre plein, il sera plus téméraire et aura tout le loisir de s’éloigner au risque de se perdre.

Au niveau administratif, si votre chat n’est pas encore identifié par tatouage ou par puce électronique, faites-le au plus vite ! Dès que vous emménagez à votre nouvelle adresse, contactez la société I-CaD afin de modifier vos coordonnées. En cas de fugue, ou si votre chat se fait enfermer chez un voisin, puis est conduit chez un vétérinaire, on pourra vous contacter facilement pour vous rendre votre animal. L’identification sauve des vies !

Le rôle essentiel de l’identification

Protection contre l'abandon

Quand on aime son animal, la première chose à faire est de le faire identifier. Sans cela, il n’a aucune existence juridique : il n’a donc aucun droit et peut être considéré comme un animal errant. Obligatoire lors de toute cession (gratuite ou payante), l’identification est malheureusement peu appliquée, ce qui contribue aux abandons toujours aussi nombreux chaque année en France. Si l’abandon d’un animal est un acte punissable par la loi, une sanction ne peut être envisageable que si le propriétaire fautif est connu. Pour cela, seule l’identification de l’animal permettra de le lier à son propriétaire.

Protection en cas de disparition

Autre situation où l’identification revêt toute son importance : en cas de perte de son animal et notamment pour les chats. Connus pour être de grands vadrouilleurs, ils peuvent parfois s’aventurer loin de chez eux et avoir du mal à rentrer par eux-mêmes. S’ils sont retrouvés et amenés chez un vétérinaire ou conduits à la fourrière, la présence d’une puce électronique ou d’un tatouage permettra de joindre leur propriétaire si ses coordonnées sont à jour. Sans identification, les chats ont beaucoup moins de chance de regagner leur foyer ; les plus chanceux sont recueillis par une autre famille, les autres sont voués à une vie d’errance. Leurs maîtres ne sauront jamais ce qu’il sera advenu de leur compagnon de vie.

De nombreux autres avantages

En France, la société I-CaD répertorie toutes les identifications des animaux carnivores domestiques et les associe aux coordonnées de leurs propriétaires, le tout sous délégation du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Par contre, c’est à chaque maître de signaler tout changement de coordonnées, en cas de déménagement par exemple. Le site pédagogique www.identifier-mon-animal.fr réunit l’ensemble des informations à connaître sur l’identification d’un animal et ses enjeux.

Qu’est-ce que le FIV ?

Le virus de l’immunodéficience féline (FIV) est responsable du sida du chat. Ce virus est présent dans le sang et la salive du chat. Le FIV est spécifique aux félins, il ne touche ni les humains ni les autres animaux.

Un test sanguin permet de détecter la présence d’anticorps qui signent l’infection du chat par ce virus. Le chat peut vivre plusieurs années en bonne santé avant que la maladie ne se déclenche. À ce moment, les défenses immunitaires du chat chutent, ce qui le rend vulnérable aux autres maladies.


La contamination d’un chat à l’autre se fait principalement par les morsures profondes lors de bagarres et lors de l’accouplement. La chatte peut également transmettre le virus à ses chatons lors de la naissance ou de l’allaitement.

10 à 15% de la population de chats errants seraient porteur du virus (source 30 Millions d’Amis). La stérilisation est le meilleur moyen de limiter le risque de transmission. Un mâle castré est moins bagarreur ; il ne s’attaquera plus à ses congénères pour avoir les faveurs des chattes en chaleurs. La transmission du virus est donc moindre sur un groupe de chats des rues entièrement stérilisé.

Choisir d’adopter un chat porteur du FIV, c’est lui donner une nouvelle chance après ses moments de galère dans la rue. C’est aussi éviter tout risque qu’il contamine d’autres félins, puisqu’ils sont placés sans autre chat (ou alors un autre chat déjà porteur du FIV), et sans possibilité d’accès à l’extérieur. C’est donc une double bonne action.

Astuces pour un transport sécurisé

Afin de déplacer son chat à l’extérieur dans les meilleures conditions, une bonne cage de transport est nécessaire. Rigide ou souple, qu’importe le choix : l’essentiel est qu’elle soit bien adaptée à la corpulence de votre animal.

Une cage de transport trop fragile est malheureusement très souvent à l’origine de la disparition d’un chat, même sociable. Une fois la caisse cédant sous son poids ou à cause de son agitation, l’animal affolé s’enfuit et il est alors difficile (mais pas impossible !) de le retrouver.

C’est malheureusement le cas de Nala, échappée de sa caisse de transport pendant un transfert vers une nouvelle famille d’accueil. La cage a cédé sous son poids en février dernier, quartier de la Grosse Cloche à Bordeaux. Elle demeure perdue malgré nos recherches et nos affiches (voir son annonce). 

Les sacs souples ont l’avantage de ne pas pouvoir se disloquer. Il faut toutefois bien s’assurer de leur fermeture. Dans l’idéal, un petit cadenas permet de sécuriser la glissière au cas où votre chat arriverait à l’ouvrir en grattant. 

Pour les caisses rigides, il existe plusieurs astuces pour éviter qu’elles ne craquent lors d’un déplacement, ce qui arrive malheureusement très souvent même si la boîte semble solide. Vous pouvez utiliser une housse (facile à faire soi-même avec du tissu solide et une bonne aiguille) qui entourera entièrement la caisse. Cette solution procure un double avantage : limiter le stress de l’animal en le plongeant dans le noir et assurer une seconde protection au cas où la caisse s’ouvre.

Il est également possible de consolider une caisse de transport rigide en l’entourant d’une ou deux sangles qui maintiendront les parties haute et basse si jamais une attache venait à se casser. Autre astuce : utiliser des liens de serrage en plastique pour les modèles de cage le permettant.

Adoption, déménagement, vacances : attention aux fugues !

Si vous emmenez votre chat en vacances avec vous, soyez prudent : il peut se perdre à 50 m de chez lui si le repérage n’est pas suffisant. C’est aussi valable dans le cas d’une adoption ou d’un déménagement, bref pour toutes les situations dans lesquelles le chat change d’environnement.

Soyez encore plus vigilant en cas d’adoption : il a besoin d’un peu plus de temps pour vous découvrir également ! A son arrivée dans sa nouvelle maison, donnez-lui accès à une seule pièce, le temps qu’il s’habitue aux nouvelles odeurs et aux bruits inconnus du voisinage. Soyez attentif aux fenêtres et portes car il peut se faufiler très rapidement.

En appartement, attention à la chute ! Vos fenêtres, balcons ou terrasses sont-ils sécurisés ? Un chat est leste mais lorsque son attention est monopolisée par une proie ou quand il n’a pas la notion du danger, il peut perdre l’équilibre facilement. Quand votre chat sera bien familiarisé à vous et à son nouveau milieu au bout de 3 ou 4 semaines, vous pourrez alors envisager sa première sortie à l’extérieur !